Smartphones, applications, objets connectés...
Applis : les médecins de plus en plus accros
L'Observatoire des usages numériques en santé révèle que les smartphones sont de plus en plus utilisés par les médecins, en particulier pour l’information et la prescription.
Quelle utilisation les médecins font-ils des smartphones ? C'est la question à laquelle répond le 3ème baromètre Vidal-CNOM (1) qui a sondé 2 154 praticiens. Première conclusion de cette enquête, les smartphones sont de plus en plus utilisés par les praticiens.
Les médecins friands des sites d'actualités santé
Les principaux résultats de cette nouvelle édition montrent notamment que les médecins utilisent de plus en plus leur smartphone pour aller sur internet (94 %), y compris en consultation (19 %). Ils l’utilisent aussi de plus en plus pour établir leur prescription : 64 % en 2014, contre 34 % seulement en 2012. Précision importante, plus de la moitié d’entre eux souhaiteraient pouvoir disposer d’une fonctionnalité leur permettant d’accéder à leur logiciel médical.
S'agissant de l'information qu'ils viennent chercher, les sites professionnels les plus consultés par les médecins sur leur smartphone sont les sites de bases de données médicamenteuses (77 % en 2014, contre 45 % en 2012). Suivent les sites d’actualités médicales (59 %, contre 42 % en 2012) et les sites de formation médicale continue. A l’inverse, les sites des institutions sont de moins en moins fréquentés.
Enfin, près d’un médecin interrogé sur 4 consulte les réseaux sociaux à partir de son smartphone (88 % Facebook, 32 % Twitter et 32 % LinkedIn). Peu le font cependant au cours de la consultation (11 %).
Pourtant, même s'ils confient être toujours plus accros à Internet, plus d’un quart (27 %) des médecins utilisateurs d’applications professionnelles s’inquiètent aussi de la sécurisation de leurs données personnelles, quelle que soit l’application.
Cette inquiétude n'empêche toutefois pas les médecins de conseiller de plus en plus d’applications mobiles à leurs patients, en particulier pour le suivi de la glycémie (19 %), des conseils nutritionnels (11 %) et le suivi tensionnel (9 %). Ils commencent aussi à conseiller des objets connectés « santé/bien‑être » à leurs patients (tensiomètre, glucomètre, podomètre en tête).
(1) Conseil National de l'Ordre des Médecins