Campagne nationale Rouge-Gorge

“Prenez un Doliprane” : Guillaume Durand évoque l'errance médicale de son cancer de la mâchoire

Guillaume Durand s’est confié sur l’errance médicale qui a connu avant le diagnostic de son cancer de la mâchoire.

  • Olivier Ezratty/wikipedia CC BY-SA 3.0
  • 03 Avr 2025
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    En 2021, Guillaume Durand a appris qu’il avait un cancer de la mâchoire. Mais le parrain de la deuxième édition de Rouge Gorge, opération de sensibilisation aux cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), a eu des difficultés à obtenir ce diagnostic. Il s’est confié sur cette période de sa vie sur le plateau de C à vous, le 2 avril 2025.

    Guillaume Durand : “ils se sont trompés trois fois”

    Alors que le pronostic des cancers ORL est bien meilleur s’ils sont découverts précocement, Guillaume Durand a pour sa part fait face à l'errance médicale. "Vous vous rendez compte que, moi, ils se sont trompés trois fois", déplore-t-il lors de son interview avec Anne-Elisabeth Lemoine. "Plus une radiologue de La Pitié Salpêtrière qui m'a dit : 'Vous n'avez rien, vous pouvez aller courir'. (...) Prenez un Doliprane. J'avais une tumeur de cinq centimètres dans la mâchoire", se souvient le journaliste.

    La méconnaissance de la maladie et de ses symptômes l’a conduit à s’engager dans la campagne de sensibilisation Rouge Gorge. "À un moment, on se dit 'Où est la responsabilité de tout ça ?', si on dilue tout ça... J'ai simplement envie de dire faisons quelque chose, aidons-les !".

    Cancer ORL : “c'était une attaque nucléaire personnelle”

    Après le diagnostic, Guillaume Durand a subi une opération de 11h pour enrayer son cancer de la mâchoire. "Ce que j'ai pris dans la tête, c'était une attaque nucléaire personnelle. On m'a greffé un bout de jambe à la place de la mâchoire… Imaginez le renversement dans une vie", avait-il confié à Paris Match.

    En rémission depuis 2022, l’animateur a reconnu au micro d’Europe 1 “avoir mal tout le temps”. "Mon entourage m’a dit que je n’étais pas trop plaintif après ce qui m’était arrivé, mais il faut penser aussi à l’extrême compétence des infirmiers, des chirurgiens, des gens qui vous opèrent".

    L’homme de 72 ans qui a décidé de ne plus évoquer son cancer dans les médias après la campagne de sensibilisation Rouge-Gorge, rappelle l’importance de consulter en cas de signes inquiétants : douleurs à la langue ou à la gorge, tache rouge ou blanche dans la bouche, enrouement, déglutition douloureuse, grosseur dans le cou, nez bouché ou saignements de nez…

    Comme l’indique le slogan de cette année “1 symptôme, 3 semaines, je consulte à tous les cous”, si l’un d'entre eux dure plus de 3 semaines, il faut prendre rendez-vous avec son médecin généraliste en vue d’une orientation vers une consultation ORL ou maxillo-faciale.

    Des cancers qui touchent surtout les 50-64 ans

    "Cette consultation spécialisée vise à réaliser un examen complet des voies aérodigestives supérieures (VADS). Elle doit être organisée rapidement (dans les 15 jours), si possible directement par le médecin généraliste, afin de ne pas retarder la mise en œuvre du traitement", précise la campagne Rouge Gorge.

    Les cancers des voies aérodigestives supérieures touchent surtout les 50-64 ans, mais certains d’entre eux comme les cancers de l’oropharynx HPV induits, apparaissent chez des patients plus jeunes, en bonne santé générale et ne consommant pas d’alcool ou de tabac.

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